Commençons par du très théorique,
du peut être ennuyeux si tu t'accroche pas
Mais en même temps t'es pas obligé de lire
C'est juste pour les intérréssés
Pour les "besoin d'aide"
Et les exposés
Le théâtre du XVIIe siè¢le s'inspire dire¢tement de l'Antiquité gré¢O-latine. La ¢On¢eptiOn du théatre est ƒOrtement inƒluen¢ée par la POétique d'AristOte (Gre¢ du IVe s. av. J.-C.) et l'Art pOétique d'HOra¢e (ROmain du Ier s. av. J.-C.). La piè¢e de théâtre est sOuvent appelée un POème dramatique. Les sujets, surtOut au théâtre tragique, sOnt tirés le plus sOuvent de l'histOire Ou de la mythOlOgie gre¢que et latine.
(j'arrète les effet d'écriture pour ces long textes théoriques, c'est plus facile à lire et puis... plus facile pour le copier coller aussi lol)
La tragédie [...]
est la représentation d'une
action noble, menée jusqu`à son terme et
ayant une certaine étendue, [...]" Aristote, la Poétique, édition de
Roselyne Dupont-Roc et Jean Lallot, Paris Seuil, 1980, ch. 6, p.53. Elle met en scène une
action noble et donc des personnages nobles (rois, reines, grands
nobles). Le héros tragique a toutes les qualités nobles (courage,
générosité, noblesse de sentiments, etc.) mais il est victime de forces qui le dépassent et
qui provoqueront sa chute. La tragédie doit réaliser la catharsis, la purgation des
passions par la pitié et la terreur. "La pitié d'un malheur où nous voyons tomber nos
semblables nous porte à la crainte d'un pareil pour nous; [...]" Corneille, Deuxième
discours, 1660, dans Oeuvres complètes, édition d'A. Stegmann (Paris: Seuil, 1962)
p.830.
La tragédie raconte le renversement du bonheur au malheur. La mort du
héros constitue le dénouement typique
d'une tragédie mais la mort n'est pas obligatoire du moment où le retour à la situation
initiale heureuse est impossible. On ne peut pas mettre en scène un grand personnage de
l'époque donc la plupart des pièces sont tirées de l'Antiquité grecque
(Racine) ou romaine (Corneille).
La comédie met en scène une action
basse et donc des personnages bas (normalement
des bourgeois mais parfois des paysans). Il est donc permis de représenter des gens de
l'époque. Normalement on critique un défaut commun (avarice, sottise,
hypocrisie, infidélité, ambition démésurée). La comédie raconte le renversement du
malheur au bonheur. Le dénouement typique d'une comédie est le mariage (même si le
jeune couple n'est pas toujours au premier plan).
Règles du théâtre
Le théâtre est soumis à une série de règles, la bienséance, la vraisemblance, et les trois unités (unités de temps, de lieu, et d'action).
La bienséance (adjectif bienséant) -
ce qu'il est permis de montrer sur la scène sans choquer le public de
l'époque. Elle est donc variable d'une époque à une autre et d'une
culture à une autre. (Pensez à l'évolution de ce qu'on montre à la
télévision au cours des 30 dernières années.) On ne montre sur la scène ni la violence, ni
la mort sanglante ni le contact physique. La bienséance rend le théâtre tragique un
théâtre surtout de paroles.
"Ce qu'on ne doit point voir, qu'un récit nous l'expose,
Les yeux en la voyant saisiront mieux la chose;
Mais il est des objets que l'art judicieux
Doit offrir à l'oreille et reculer des yeux. "
(Boileau, l'Art poétique, 1674, édition de Guy Riegert, (Paris: Larousse, 1972) chant III, vv.51-54)
La vraisemblance - (adjectif vraisemblable)
ce qui semble croyable dans l'attente du public. La vraisemblance est
conditionnée par l'époque et par le genre. Elle est affaire de
préparation psychologique de la part de l'auteur et doit se distinguer de la vérité. En
termes très simples, la vérité présente ce qui est, la vraisemblance ce qui
devrait être.
Pour Boileau:
Jamais au spectateur n'offrez rien d'incroyable:
Le vrai peut quelquefois n'être pas vraisemblable.
vv.47-48. [x/]
Pour l'abbé d'Aubignac:
"Il n'y a donc que le Vraisemblable qui puisse raisonnablement fonder, soutenir et terminer
un poème dramatique: ce n'est pas que les choses véritables et possibles soient bannies
du Théâtre; mais elles n'y sont reçuës qu'en tant qu'elles on de la vraisemblance; de
sorte que pour les y faire entrer, il faut ôter ou changer toutes les circonstances qui
n'ont point ce caractère, et l'imprimer à tout ce qu'on y veut représenter." la Pratique du
théâtre (1657, citée d'après l'édition d'Amsterdam de 1715. p.67)
Les trois unités
"Les trois unités s'appliquent également à la tragédie et à la comédie.
Qu'en un jour, qu'en un lieu, un seul acte accompli
Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli. "
Boileau vv.45-46.
Unité d'action (appelée aussi unité de péril) - la pièce ne met
en scène qu'une seule
action principale. Il peut y avoir des intrigues secondaires mais ces
dernières doivent trouver leur résolution au plus tard en même temps que l'action
principale. Une fois échappé au danger qui le ménace, le héros ne doit pas s'affronter à
un nouveau péril qui n'est pas une conséquence directe du premier.
Unité de temps: (appelée aussi unité de jour ou la règle des 24 heures) - toute l'action
représentée est censée avoir lieu dans un seul jour. Racine
voulait rapprocher le plus possible la durée de la représentation à la durée de
l'histoire (c-à-d environ trois heures)
mais Corneille voyait la question de façon plus large et admettait que
certaines de ses pièces dépassaient légèrement les 24 heures.
Unité de lieu - toute l'action représentée se déroule dans un
seul endroit. On ne peut pas montrer un
champ de bataille et ensuite l'intérieur d'un palais. Pour la tragédie, on choisit le plus
souvent une salle commune à l'intérieur d'un palais mais Corneille croyait qu'on pouvait
représenter différentes salles dans un même palais. La comédie préfère une salle dans une
maison bourgeoise ou un carrefour public. L'unité de lieu exige des récits de ce qui se
passe ailleurs, les récits de combats notamment (où la question de la bienséance joue
aussi).